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UNE PSY ... CAUSE

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Un regard intime (et féminin!) sur la société, la famille, la personne ... et les psychothérapies!


The Revenant : Une thérapie psychocorporelle au cinéma !

Publié par Marie-José Sibille sur 1 Mars 2016, 09:57am

Catégories : #La psychothérapie - de quoi ça parle

The Revenant : Une thérapie psychocorporelle au cinéma !

 

"The Revenant", ce sont deux heures 36 minutes de morts et renaissances, autrement appelées initiations, telles que peuvent les expérimenter les peuples premiers ... et les thérapeutes intégratifs dans mon genre. Et ce au moment où je lance la promotion d’un stage de thérapie psychocorporelle sur la Naissance, je ne peux que faire le lien et être inspirée !

Deux heures 36 minutes de combat contre soi-même, contre la fragilité de l'homme et la force de la Nature, à moins que ce ne soit l'inverse comme l'a fait remarquer l'acteur principal, Leonardo Di Caprio, dans son discours de remise des Oscars.

Ce film est une expérience sensorielle et émotionnelle qui permettra aux plus ouverts de réveiller des souvenirs enfouis, des mémoires de naissances et de morts, et aux plus blindés, peut-être, de s'interroger sur la puissance de la nature et sur l'essentiel de la vie.

J'ai lu les principales critiques avant de me risquer à écrire quelques lignes.

Les plagiats, paraît-il, à d'autres cinéastes. Cette histoire de plagiat me laisse souvent rêveuse. Il n'y en effet que sept notes de musique et 26 lettres dans notre alphabet. La terre, notre terre, n'est plus une Terra Incognita mais un espace trop tardivement découvert comme fini. Un grizzli reste un grizzli et les neiges éternelles sont ce qu'elles sont ... sauf qu'elles disparaissent à vue d'oeil. 

La créativité c'est donc avant tout un grand pouvoir de compostage, de digestion, de capacité à mettre en liens ou à les créer, ainsi que de mémoriser sans s'attacher, ni se noyer dans cette médiathèque infinie que peut devenir notre cerveau. Et parfois, un éclair de grâce. On a alors un artiste, un écrivain, un réalisateur, un acteur, un créateur. 

La véritable Terra Incognita du film c'est sa puissance sensorielle, ainsi que la plongée à l'intérieur du psychisme d'un homme qui ne pourra rien lâcher jusqu'au bout, par amour.

Le film propose aussi une réflexion, peut-être une de plus diront certains, mais jamais inutile, sur le racisme, l'exclusion, la haine de l'autre comme expression du manque d'estime de soi, ou simplement comme l'extension d'un instinct de survie "négempathique" que l'on peut trouver chez les vieux prédateurs en souffrance. Ces mammifères grincheux et sclérosés sentent qu'ils ne font plus partie de la course. Ils veulent faire plonger le monde avec eux dans leur dépression agressive. Il y en a beaucoup des comme ça, surtout chez les humains. Car même la femelle grizzli ne se bat que pour sauver ses petits, ce qu'est impuissant à ressentir le "méchant" du film.

Le réalisateur en fait trop, disent d'autres critiques. Ils ne sont pas rentrés dans la magie et ont vu à travers les effets spéciaux. Ouf, pas moi, j'ai marché à fond. Je me dis aussi que quiconque regarderait de l'extérieur une psychothérapie intégrative à médiation corporelle pourrait dire la même chose : "Hystérie, régression, folie collective, débordement émotionnel, délire érotomaniaque, secte d'illuminés, manipulation collective ...", j'en passe et des meilleures, régulièrement reprises dans les écrits rationalistes et les médias à sensation, qui n’ont que peu accès aux états modifiés de conscience et aux mondes parallèles autrement que par des substances psychotropes. D’autres riraient bien fort, comme dans les films comiques où sont montrées des scènes caricaturales de thérapie de groupe. Et pourtant. La profondeur des expériences que j'ai vécues dans ces groupes, que ce soit dans mon apprentissage ou dans mon travail d'animatrice, a très peu d'équivalents.

Et ces équivalents en terme de sensorialité sont tous liés à des évènements bien plus importants de ma vie : la naissance et à la mort, l'arrivée d'un enfant et le deuil de quelqu'un de proche, la douleur et la guérison, la nature profonde et l'amour solide.

Alors, si vous le pouvez, laissez de côté votre sens critique, il reviendra très vite. Plongez dans ce film comme vous plongeriez dans une tempête de neige au milieux des grands pins, dans un gouffre perdu dans la montagne, dans un fleuve immense aux infinies cascades, dans les griffes d'une ourse en colère, dans la haine d'un rival jaloux, dans l'amour d'une femme et d'un enfant.

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Béatrice 01/03/2016 11:39

j'adore tes comparaisons entre la psychothérapie intégrative et le parcours de di Caprio, c'est très drôle, et tu m'as donné envie d'aller voir le film.

Marie-José Sibille 01/03/2016 12:10

Merci, je pense que tu ne le regretteras pas mais je serai ravie d'avoir ton commentaire ensuite, même critique ...

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