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UNE PSY ... CAUSE

UNE PSY ... CAUSE

Un regard intime (et féminin!) sur la société, la famille, la personne ... et les psychothérapies!


Comment vas-tu? Comme un lundi ...

Publié par Marie-José SIBILLE sur 17 Septembre 2012, 20:53pm

Catégories : #Le quotidien - c'est pas banal ...

Les jours de la semaine animent notre vie sociale et intérieure comme le font les saisons, les rythmes des planètes, la météo, les marées et les cycles de la lune ; les hommes robots enfermés dans la tour de verre et d’acier de la raison nient cette influence, cette interdépendance, mais ils n'ont fait que remplacer la lune et les marées par la bourse et les fluctuations du marché, à chacun ses divinités.

Les Dieux du calendrier sont pourtant là, présents, aidant les hommes et les femmes à danser leur semaine, à devenir maîtres de leur temps de vie.

Depuis « Un lundi au soleil », un rêve impossible puisque lundi est le jour de la lune, jusqu’à « Je hais les dimanches » tant ce jour du soleil, et donc de la famille patriarcale peut mettre en évidence l’isolement affectif, les chanteurs populaires ne s’y trompent pas. Ils nous parlent de ce qui nous parle, ils nous chantent des airs connus.

Les hommes politiques aussi d’ailleurs, qui s’essaient depuis les plus anciens des pharaons  à modifier le calendrier autant qu’à conquérir ou réorganiser le territoire. Et les entreprises qui depuis Coca Cola en passant par les cafés Grand-Mère essaient, avec succès la plupart du temps, d’imposer de nouvelles fêtes pour remplacer les saints patrons, sachant à quel point les jours de fête l’argent coule à flots d’autant plus qu’il est rare au quotidien.

Devenir créateur de son espace et de son temps ?  Une clé de la liberté. Vouloir maîtriser le temps et l’espace de l’autre ?  Une des définitions de la tyrannie.

Alors parcourons la marelle des jours de la semaine.

Lundi est le jour de la lune, celui où la plupart d’entre nous reprenons le travail ou l’école. La lune, servante du soleil ? La lune nous parle des humbles tâches du quotidien comme support de croissance personnelle et d’entretien de la vie : il faut planter les graines et couper les cheveux des femmes et les branches des arbres fruitiers selon les rythmes de la lune. Avez-vous déjà pris un coup de lune ? Moi oui. Et si pendant le jour, la lune se fait sage et canalise son énergie au service des autres, la nuit elle ne connaît plus que sa propre loi, celle de la folie, qui fait hurler les loups-garous et décoller des hordes de sorcières sur leurs balais magiques. Pour ceux qui dorment pendant la nuit, elle devient la maîtresse des rêves et des cauchemars. Ainsi va la lune, ainsi va la femme, vierge sage, vierge folle, palpitante et vivante, soumise aux marées mais faiseuse de tsunamis quand on la néglige trop. Ainsi la lune, gardienne de la nuit, fait référence au service souvent caché mais quotidien rempli par toutes ces femmes sans lesquelles le monde des hommes et ses jeux de pouvoir s’écroulerait comme un château de cartes. Car ce travail commence dans le ventre obscur de la mère.

Mardi est le jour de mars : bien nourris et remis en selle par le lundi, nous voilà prêts à relever tous les défis, à affronter tous les ennemis, à accomplir tous les projets. C’est le jour masculin par excellence, celui où il faut quitter le foyer, où les jupes de la mère se révèlent étouffantes ; le jour où il ne faut pas manquer l’école. Le jour dédié à la testostérone, à ses œuvres importantes, à sa liberté sauvage,  à ses excès coûteux, à sa violence débridée. Si vous vous sentez peu porté par les Ides de Mars, mieux vaut ne pas chercher le conflit ce jour-là ! Mars est un des rares Dieu à oser défier directement le pouvoir établi, celui de Jupiter, et à se révolter quand il ressent une injustice.

Mercredi arrive, porteur du caducée de Mercure : ce jour-là, les relations sont supérieures aux besoins du moi : c’est le jour des enfants, et celui des réseaux. C’est le jour où l’on prend soin les uns des autres, c’est donc le jour où les mères de famille, et de plus en plus les pères, sont souvent épuisés quand arrive le soir. C’est la mi-temps de la semaine. C’est le jour où l’on joue, ou l’on soigne, où l’on communique par-delà les conflits.

Jeudi, c’est Jupiter sur son trône, la planète qui veut se faire plus grosse que le soleil : c’est le jour des banquiers et des rentières, des actionnaires et des actionnés. Prenez le pouvoir, prenez votre place. Quand Jupiter s’écroule c’est le jeudi noir des crash boursiers.

Vendredi, Vénus nous ramène à l’intime, à l’art, à l’amour ou au plaisir. N’aimez-vous pas sortir le vendredi soir ? Regardez Vénus dans le ciel, si souvent accrochée au devant du croissant de lune comme un diamant au cou d’une belle de nuit. C’est le jour de la séduction. Au travail, l’approche du week-end rend l’ambiance plus légère. N’est-ce pas beau de terminer ainsi la semaine ?

Samedi est le jour de Saturne et le temps du Sabbat, le temps où l’on mesure le temps qui passe, le jour où l’on remet de l’ordre dans nos vies désorganisées par les excès des Dieux de la semaine. Plus beaucoup de sabbat et de remise en ordre intérieure pour nous les gens modernes ayant perdu la crainte des Dieux ; mais les contraintes de la vie transformées en plaisirs factices, les courses dans les supermarchés, les pubs de la télé et la dernière machine à la mode pour aider au ménage. Saturne nous apprend les limites imposées par la vie sociale et par la vie tout court. Qu’elle est vite dépensée, la paye du samedi ! Qu’elle est vite passée, la vie humaine ! C’est aussi le jour des bilans de conscience, le jour où l’on voit clair à l’intérieur, car le sabbat nous permet de voir cette autre lumière, en nous interdisant d’allumer la lumière extérieure. C’est ainsi que Saturne, en nous libérant du superflu, nous permet d’atteindre la joie profonde, la paix intérieure.

Et vient le Dimanche, le jour du soleil, réservé à la prière, à la famille, à la nature, au sport, à soi, en fonction de nos croyances et de notre style de vie. Un jour où dans notre civilisation et dans beaucoup d’autres, le travail est interdit.

Que ressentent ceux dont même ce jour n’est pas à l’abri de patrons tyranniques décidés à remplacer le soleil ?

Et chez vous, à qui appartient-il ce jour du soleil ?

Etes-vous sensible à l’ombre du dimanche soir, ombre d’autant plus forte que le soleil de midi a été lumineux ?

 

Passez quelques instants chaque matin à frapper dans les mains pour appeler le Dieu ou la déesse  du jour : peut-être ainsi vous protégera-t-il, mais surtout, vous apprendrez à mieux le connaître et votre journée n’en sera que meilleure !

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tximeleta 21/09/2012 20:43

moi le lundi je suis comme Robinson j'attends vendredi...
et sinon j'ai aimé changer de planète chaque jour de cette semaine..merci pour votre texte

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